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Les profils des pêches et de l'aquaculture disponibles pour ce pays sont:

Egypte - Vue générale de la législation nationale sur l’aquaculture (voir le NALO)
Le NALO - Vue générale de la législation nationale sur l’aquaculture - contient une série de vues d’ensemble des lois et des règlements nationaux concernant l’aquaculture....suite

Vue générale du secteur des pêches national - Egypte (voir le NFSO)
Le NFSO - Vue générale du secteur des pêches national - fournit une vue d’ensemble globale du secteur des pêches et de l’aquaculture dans chaque pays concerné, y compris l’information économique et démographique, la structure industrielle, les perspectives de développement, la gestion du secteur et la situation et les tendances....suite

DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES

Superficie:

100 200 km²

Plateau continental (jusqu’à l’isobathe 200m):

87 120 km²

Longueur des côtes:

environ 2 420 km

Population (1995):

62 millions

PIB aux prix courants du marché (1995):

$EU 60 436 millions

PIB par habitant (1995):

$EU 973

PIB agricole (1995):

$EU 9 000 millions (estimation)


DONNÉES SUR LES PÊCHES

Bilan des produits (1995):

Production

Importations

Exportations

Disponibilités totales

Apports par habitant

milliers de tonnes (poids vif)

kg/an

Poisson destiné à la consommation humaine

309,6

142,0

2,3

449,3

7,2

Poisson destiné à l’alimentation animale et à d’autres fins

Effectifs employés (1995, estimation):

Secteur primaire:

200 000 pêcheurs titulaires de permis

Secteur secondaire:

n.d.

Valeur brute des produits de la pêche (au débarquement) (1995):


$EU 3 010 millions

Commerce (1995):

Valeur des importations:

$EU 79,0 millions

Valeur des exportations:

$EU 3,4 millions


STRUCTURE ET CARACTERISTIQUES DE L’INDUSTRIE

Pêches maritimes

L’industrie de la pêche en Egypte comprend la pêche maritime (en Méditerranée et en mer Rouge) qui représente 24 pour cent de la production totale, la pêche dans les eaux intérieures (61,5 pour cent et l’aquaculture 14,5 pour cent.

Toutes sortes de navires et d’engins de pêche sont utilisés. La flottille de pêche immatriculée se compose de 2 353 bateaux à moteur et 33 375 bateaux à voile. La plupart des bateaux à moteur utilisés par les pêches maritimes sont équipés de moteurs de 30 à 800 chevaux. Les bateaux équipés de petits moteurs utilisent des lignes de pêche et des chaluts. La flottille maritime se compose de 1355 chalutiers et de 135 bateaux à senne coulissante, de 547 bateaux munis de lignes de pêche et de 383 navires utilisant d’autres engins et opérant dans les eaux de la mer Méditerranée. 234 chalutiers et 83 navires de pêche à senne coulissante, 289 navires munis de lignes de pêche opérant dans le golfe de Suez et en mer Rouge. Les bateaux non motorisés opèrent principalement dans les eaux intérieures. La pêche à la senne coulissante est pratiquée normalement de nuit et utilise des techniques d’attraction par la lumière. Les filets ont normalement de 200 à 250 m de long et 60 m de haut. Les navires équipés de sennes coulissantes ont un équipage de 20 à 30 personnes.

Pêches de la mer Méditerranée: Les lieux de pêche fréquentés par les navires égyptiens sont situés sur le plateau continental au nord du Delta du Nil. Ils faisaient vivre des pêches prospères de crevettes et d’espèces démersales pour l’exportation, et de sardines pour le marché intérieur.

La situation a été complètement modifiée par la construction du barrage d’Assouan qui a réduit dans une très forte proportion le flux d’éléments nutritifs transportés par le Nil jusqu’à la mer. Récemment, la situation a été partiellement améliorée, sans doute à la suite de l’augmentation des rejets d’eaux usées enrichies provenant du delta du Nil.

Au cours de la période 1986-1995, les débarquements des pêches de la Méditerranée ont varié entre 33 000 t et 54 600 t, atteignant un maximum en 1994. Plus de 60 pour cent de la production de poisson est débarquée à Damietta, à Port Saïd et à Alexandrie. En 1995, les débarquements ont été constitués de plus de 30 espèces de poissons et de crevettes. Les sardines ont constitué la plus grande partie des captures (environ 20 pour cent), les carpes, 9 pour cent et les crevettes et les crabes 11 pour cent.

Pêches de la mer Rouge: Les zones de pêche en mer Rouge peuvent être classées en deux principaux secteurs: (i) le golfe de Suez, golfe étroit de moins de 100 m de profondeur, dont le fond est pratiquement plat et (ii) le littoral de la mer Rouge qui se prolonge depuis le sud du golfe de Suez jusqu’à la frontière égypto-soudanaise.

Les débarquements des pêches du golfe de Suez et de la mer Rouge ont varié entre 22 000 t et 51 000 t pendant la période 1986-1995, le niveau maximum correspondant à l’année 1993. Plus de 50 pour cent des tonnages ont été débarqués à "El-Attaka" dans le golfe de Suez. Les débarquements des pêches de la mer Rouge en 1995 ont été constitués de plus de 30 espèces commerciales. Les crevettes et les crabes représentent 23 pour cent, l’anoli et le bogue 18 pour cent, la dorade 11 pour cent, la sardine 6 pour cent et le rouget de roche 2 pour cent.

Pêches en eaux intérieures

Le lac Nasser (de Nubie) est le lac le plus étendu. Il est profond de 180 m et s’étend sur 6 216 km, dont 5248 km2 en Egypte et le reste au Soudan. En 1995, les pêcheries égyptiennes du lac Nasser ont produit environ 35 000 t de poisson.

Un nombre important de petits bateaux et de nombreux filets fixes sont utilisés afin d’exploiter les pêches du Nil proprement dites et les lagons côtiers du delta. Le plus important de ces lagons est celui du lac Manzala. Les cinq principaux lagons couvrent une superficie totale d’environ 200 000 hectares.

Il existe un lac naturel en Egypte, le lac Qarun, situé à proximité de la ville d’El-Fayoum. Sa production annuelle est actuellement estimée à 703 tonnes, mais ses eaux sont devenues progressivement saumâtres, bien qu’il s’agisse à l’origine d’un lac d’eau douce. Ce lac est peu profond et fortement productif. D’autres dépressions se sont constituées dans la région de Wadi Al Rayan.

La production annuelle des pêches continentales est estimée à environ 185 000 tonnes.

Aquaculture et écloseries

L’aquaculture s’est considérablement développée. La production a atteint 45 000 t en 1985, soit 14,5 pour cent des débarquements totaux. Ce chiffre comprend la production des étangs d’élevage ordinaires, ainsi que des rizières. Le tilapia, la carpe et le mulet sont les principales espèces produites. Toutefois, le poisson-chat, la dorade, le bar et la crevette sont pêchés en moindres quantités. Le Gouvernement est le principal fournisseur de matériel d’empoissonnement des étangs d’eau douce, produisant 322 millions d’alevins en 1994-95, essentiellement des carpes, provenant de 9 écloseries. La mariculture est tributaire des alevins sauvages récoltés et distribués exclusivement par le Gouvernement. Des installations à petite échelle de production d’alevins de mariculture se développent actuellement. En raison des pénuries d’eau douce, seules les écloseries sont autorisées à utiliser l’eau douce, alors que les exploitations piscicoles dépendent entièrement des eaux usées agricole.

Utilisation des captures

Le poisson est un élément traditionnel et important du régime alimentaire des égyptiens et représente la principale source de protéines animales bon marché pour une population de plus en plus nombreuse. La consommation de poisson en Egypte se caractérise par une préférence traditionnelle établie de longue date pour le poisson frais. Toutefois, avec l’augmentation des importations de poisson et les progrès réalisés en matière d’entreposage réfrigéré, le poisson congelé est de plus en plus admis. En outre, le poisson consommé dans les régions très éloignées des lieux de débarquement est salé, de même qu’une partie des captures de sardines et de mulets de la Méditerranée et de la mer Rouge. Bien que le poisson salé soit habituellement consommé pendant certaines périodes de vacances, la pratique du salage devrait diminuer à la faveur de l’amélioration des réseaux intérieurs de transport et de commercialisation. Les installations de transformation comprennent des unités de congélation, de mise en conserve et de fumage du poisson. Les sardines en conserve sont conjointement vendues sur place et exportées.

Rôle économique de l’industrie de la pêche

L’industrie de la pêche et ses différents sous-secteurs fournissent plus de 300 000 possibilités d’emplois. L’Administration générale pour l’aménagement des ressources halieutiques, organisme public, est responsable de l’aménagement du secteur des pêches en Egypte. Son plan quinquennal pour la période 1992/93-1996/97 visait à atteindre une production de poisson par habitant de 9 kg en 1996, mais cet objectif n’est pas encore atteint. Les investissements nécessaires proposés pour y parvenir ont été estimés à 95 millions de dollars EU.


PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

Pour porter à 9 kg par an la consommation par habitant, la politique adoptée par l’administration générale consiste à: (i) accorder une plus grande attention à l’aménagement des ressources halieutiques naturelles, par des mesures de protection de l’environnement et par le nettoyage périodique des amenées d’eau des lagunes, afin d’éviter leur envasement; (ii) assurer la disponibilité d’engins de pêche à des prix raisonnables et (iii) intéresser davantage la communauté des pêcheurs aux résultats des travaux scientifiques récents; (iv) promouvoir la mariculture; (v) inciter les riziculteurs à élever des poissons dans les rizières; (vi) mettre à profit les canaux et les canalisations de vidange pour pratiquer la pisciculture en nasse; (vii) développer la flottille de pêche en offrant par l’intermédiaire de coopératives de pêche, des prêts à taux modéré permettant de renouveler les flottes de pêche hauturière; et (viii) favoriser l’exportation de poissons de grande valeur et l’importation de poissons de faible valeur.

Demande

Le poisson a toujours joué un rôle important dans le régime alimentaire égyptien et la demande de poisson est appelée à suivre la rapide progression démographique (2 à 3 pour cent par an). En 1995, 142 000 tonnes de poisson ont été importées pour combler l’écart entre la demande et l’offre de poisson locale. La population du sud de l’Egypte préfère les gros poissons d’eau douce, alors que celle des régions côtières préfère le mulet, la dorade, les crevettes et le crabe. La carpe a tendance à être moins appréciée. 33 pour cent des consommateurs préfèrent le poisson à la viande et à la volaille.


RECHERCHE

Les institutions suivantes participent à différentes activités de recherche relatives aux pêches:

1. L’Institut d’océanographie et des pêches, qui fait partie de l’Académie de la recherche scientifique et de la technologie. Il comprend les départements suivants: mer Méditerranée, mer Rouge, protection du littoral, pêches intérieures et pisciculture.

2. Le laboratoire central de recherche aquacole (CLAR) (Central laboratory for aquaculture Research) à Abassa, à l’intérieur du Centre de recherche agricole (Ministère de l’Agriculture).

3. Le centre de recherche sur les pêches à Ismailia, Université du canal de Suez.

4. D’autres universités, par exemple l’Université d’Alexandrie et l’Université Al Azhar, mènent des travaux de recherche théorique et appliqué. Il convient de signaler particulièrement le Département d’océanographie et le Centre de technologie du poisson à l’Université d’Alexandrie.

5. Le Département central de la recherche scientifique et appliquée de l’Administration générale pour l’aménagement des ressources halieutiques, qui a entrepris d’appliquer les résultats de certains travaux de recherche universitaire dans certains gouvernorats, par exemple le Gouvernorat de la Nouvelle Vallée et le Gouvernorat de Matrouh.


AIDES

L’Agence internationale pour le développement (Etats-Unis) a subventionné la création du laboratoire central de recherche sur l’aquaculture à Abbasa, ainsi que la création d’écloseries de carpes noires à Alexandrie. Les Etats-Unis participent également au développement de la lagune de Bardawil. Le Japon a participé au développement des installations portuaires de pêche des pêcheries du golfe de Suez et du lac Nasser. La contribution de l’Italie a facilité la mise en oeuvre d’un programme complet de développement de l’aquaculture en eau douce à Manzala. Les Pays-Bas ont contribué au financement des études visant à développer le transport des alevins de mer jusqu’au lac de Qarun, la création d’un centre de recherche sur les pêches à l’université du canal de Suez et du centre de recherche sur les pêches de Al Arish.