Les profils des pêches et de l'aquaculture disponibles pour ce pays sont: Brésil - Vue générale du secteur aquacole national (voir le NASO) Le NASO - Vue générale du secteur aquacole national - fournit une vue d’ensemble de l’aquaculture et des aspects des pêches basées sur la culture au niveau national pour chaque pays membres de la FAO....suite Brésil - Vue générale de la législation nationale sur l’aquaculture (voir le NALO) Le NALO - Vue générale de la législation nationale sur l’aquaculture - contient une série de vues d’ensemble des lois et des règlements nationaux concernant l’aquaculture....suite Vue générale du secteur des pêches national - Brésil (voir le NFSO) Le NFSO - Vue générale du secteur des pêches national - fournit une vue d’ensemble globale du secteur des pêches et de l’aquaculture dans chaque pays concerné, y compris l’information économique et démographique, la structure industrielle, les perspectives de développement, la gestion du secteur et la situation et les tendances....suite DONNÉES ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES
Bilan des produits(2000)
STRUCTURE ET CARACTÉRISTIQUES DU SECTEUR HALIEUTIQUE Aspects généraux Le Brésil est un pays maritime possédant un plateau continental étendu, une côte développée sur la façade Atlantique, de grands bassins hydrographiques et de nombreux lacs naturels ou artificiels. La pêche est exercée à la fois au niveau industriel et artisanal et représente une source importante d'aliments et de revenus. Le pays possède des structures développées au niveau industriel pour récolter et transformer les algues en suivant le concept HACCP. Les priorités de la politique en matière de pêche sont (i) le développement des pêches hauturières en favorisant la location de navires étrangers grâce à des mesures gouvernementales appropriées, et (ii) le développement de l'aquaculture marine et continentale fondée sur les conditions favorables qu'offre le pays. Les caractéristiques socio-économiques du secteur halieutique sont variées, soit due à l'entendue géographique de la côte soit à la taille énorme du réseau hydrographique, ou même à la tradition qui a influencé les pêches dans les différentes régions. Pêches marines Les différentes ressources et leur abondance sont d'abord déterminées par les caractéristiques physiques, océanographiques et climatiques des différentes régions de la côte brésilienne. Suivant les données et les estimations les plus récentes, le potentiel s'élève à 1,4 à 1,7 million de t pour les zones s'étendant jusqu'à l'isobathe 200 m. Pour les différentes régions les variations de productivité et de potentiel sont les suivantes: Région Nord 05ºN - 02ºN Région Sud-Est 23º S - 29º S Région Sud 29°S - 34° S Les principales espèces des stocks mentionnés ci-dessus sont: les sardines "Sardinha verdadeira", Sardinella braziliensis, 30 000 t; les courbines Macropogoniasfurnieri (28 800 t); les vivaneaux Lutjans sp. (15 000 t); les sciénidés (27 500 t); les langoustes Panulirus argus, P. paevicauda (6 200 t); les crevettes pénéides (22 000 t), les thons Scombridés, Thunnus (8 000 t), les Xiphopenaeus (14 200 t) et les thons listaos (23 200 t). La flotte marine est divisée en trois catégories: côtière, hauturière et artisanale. La flotte côtière industrielle comprend 1630 navires avec une autonomie suffisante pour travailler dans les zones lointaines. Ce sont des navires bien équipés avec une puissance pouvant atteindre 400 cv, et qui utilisent du matériel électronique pour la navigation et la détection. La coque est en bois ou en métal. La pêche industrielle travaillant dans la ZEE n'est pas très importante, avec seulement une centaine de navires. Actuellement 60 bateaux loués à l'étranger et d'une autonomie suffisante, sont capables d'opérer dans toute la ZEE et au-delà; ils peuvent même transformer les captures à bord et possèdent un équipement moderne de navigation et de détection des bancs de poissons. Ce genre de pêche est appelé à se développer de façon à exploiter l'ensemble de la ZEE. La flotte artisanale comprend 23 000 bateaux de petite et moyenne taille, possédant un moteur et n'utilisant pas une grande variété d'engins de pêche. Ils sont en général en bois et ils peuvent pêcher des quantités de poissons assez faibles près des côtes. Pêches continentales La pêche continentale est essentiellement artisanale et concentrée dans les bassins de l'Amazone, des rivières Sao Francisco, Aragua-Tocantins, Parana, les lacs et barrages du Sud Est et du Nord Est soit au total près de 8 millions de km, et un potentiel d'environ 600 000 t par an. Les principales espèces pêchées sont: "Curimatã" (Prochilodus spp.) "Piramutaba" (Brachiplastitoma flavicans), "Bagres" (Pimelodidae), "Surubin" (Pseudoplastitoma spp.), "Tilapia" (Cichlidae), "Tucunaré" (Cicla spp.), "Traíra" (Hoplias spp.), "Tambaqui" (Colossoma macropomum) et le "Pacu" (Metynns spp.). La zone de majeure activité est le bassin de l'Amazone, caractérisé par une activité de subsistance et de commercialisation: en général la pêche est une activité saisonnière qui alterne avec l'agriculture. Une pêche industrielle est développée dans le bassin de l'Amazone; il s'agit de capturer des " bagres " (Piramutaba, Dourada), à l'aide de chalutiers de 18 à 24 m, métalliques, opérant en bœuf, et qui produisent environ 27 000 t/an. Aquaculture L'aquaculture concerne trois grands groupes d'espèces: les poissons, les crustacés et les mollusques. C'est une activité très importante, occupant environ 40 000 ha; les espèces dominantes sont les tilapia (Oreochromis sp.), les carpes communes et chinoises (C. carpio, Ctenopharyngodon idella, Aristichthys nobilis, Hypophthalmicthysmolitrix), le pacu (Piaractus mesopotamicus) et le "tanbaqui" (Colossoma macropomum). En 1997, a aussi démarré l'élevage de "surubin" dont la technique de production est bien connue. Cette espèce contribuera à renforcer le secteur aquacole, compte tenu de ses exceptionnelles qualités gastronomiques. La production était estimée à environ 180 000 t en 2000, après une croissance d'environ 40 pour cent par an ces dernières années. L'élevage de crevettes concerne les crevettes de mer, couvrant 6 500 ha pour une production d'environ 25 000 t en 2000, en croissance importante ces dernières années suite aux améliorations technologiques et à l'élevage de Litopenaeus vannamei présente dans 95 pour cent des cas; les crevettes d'eau douce, dont l'élevage n'est pratiqué que dans quelques fermes couvrant au total environ 200 ha pour une production de 500 t. La part des crevettes dans les exportations a augmenté de 2 624 t en 1998 à 13 228 t en 2000, dont 75 pour cent sont produits en élevage. En 2000 les crevettes ont représenté 55 pour cent en valeur du total des exportations des produits de la mer. La production de mollusques au Brésil, malgré les possibilités offertes par plus de 8 400 km de côte, est surtout concentrée dans l'Etat de Santa Catarina, célèbre pour ses moules; la production en 2000 a atteint 11 500 t, son développement constant en fait le premier producteur d'Amérique latine. L'espèce cultivée est Perna perna. La production d'huîtres s'est élevée à 1 300 000 douzaines en 2000. Les espèces produites sont Crassostrea gigas et C. rhizophorae. Utilisation des captures Les captures ainsi que la production aquacole sont consommées en frais sur le marché local, et une partie est transformée pour le marché local mais surtout pour l'exportation. Les débarquements de la flotte artisanale approvisionnent surtout le marché local pour la consommation en frais ou réfrigérée. La production de la flotte industrielle côtière approvisionne surtout en matière brute les conserveries, la transformation en produits réfrigérés ou congelés pour produire des filets, des poissons étêtés pour l'exportation, et en plus petites quantités pour le marché local. La production de la pêche hauturière est exportée réfrigérée ou congelée, et en petites quantités vendues sur le marché local. La production aquacole est commercialisée suivant différents modes, et il n'existe pas de contrôle systématique de sa destination. De nombreux producteurs vendent le poisson juste après sa capture. La transformation des poissons d'eau douce est limitée, et consiste en l'éviscération, le fumage et le filetage. Pour la crevette, il existe plusieurs entreprises de transformation des espèces d'élevage, y compris celles destinées à l'exportation. Concernant les mollusques, la commercialisation est opérée suivant les mêmes voies que pour les poissons, le seul mode de transformation étant la cuisson. État du secteur industriel Le secteur industriel comprend 300 entreprises qui travaillent surtout avec les espèces abondantes ou qui ont une bonne valeur à l'exportation. Les structures de transformation sont relativement nouvelles, installées depuis une vingtaine d'années, et opérant avec un niveau technologique comparable à ce que se fait de mieux dans le monde, suivant les normes HACCP. Dans les régions Nord et Nord-Est, la production est surtout congelée et destinée à l'exportation: les produits sont les queues de langoustes, les filets de poisson, les queues de crevettes et enfin les thons. Il faut noter l'importance des produits réfrigérés comme le germon, l'albacore, le patudo, et l'espadon. Dans les régions Sud et Sud-Est le secteur industriel est tourné vers la conserverie d sardines et de thons, et les filets réfrigérés ou congelés, la plus grande partie étant destinée à l'exportation. Il faut noter aussi la transformation de produits réfrigérés comme le patudo et l'espadon. Rôle du secteur halieutique dans l'économie La pêche ne représente que 0,4 pour cent du PNB. Cependant son rôle majeur est le développement des centres de pêche, situés partout au Brésil et qui contribuent à fournir du travail aux populations vivant en bordure des côtes, des lacs, fleuves, rivières, et barrages; le secteur halieutique représente environ 800 000 emplois directs, et 4 millions de personnes dépendent indirectement de la pêche ou de l'aquaculture. Demande Une analyse rapide de la consommation montre clairement que la demande, pour pratiquement tous les produits de la pêche, n'est pas satisfaite. La faible consommation par habitant a aussi son origine dans le manque de variétés de l'offre. Il est évident que toute augmentation de consommation des produits de la mer suivra le développement du marché, et d'abord avec la qualité de présentation des produits qui incitera les consommateurs à les acheter et à de nouveaux consommateurs à s'y intéresser. Sans aucun doute, il faut noter qu'avec son formidable potentiel halieutique, le Brésil a la double responsabilité envers la communauté internationale, de satisfaire sa demande et de répondre à la demande internationale en croissance constante. Ainsi le Brésil recherche d'une manière urgente à accroître le développement de son aquaculture et des pêches hauturières, de façon à se passer des importations; le pays est le premier importateur d'Amérique latine avec en 2000, 194 000 t importées correspondant à 297 millions de dollar EU. Le phénomène de la globalisation a obligé les entreprises de transformation à réaliser les ajustements nécessaires dans leurs usines pour donner la priorité à la qualité des produits. L'adoption du concept HACCP à toutes les étapes du processus de production est un moyen de gagner de nouveaux marchés et de protéger les entreprises nationales de la concurrence internationale. PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT Une nouvelle phase de développement du secteur des pêches a été déterminée par le transfert de la gestion de l'aquaculture et des pêches, du Département de l'Environnement à celui du Ministère de l'Agriculture, traditionnellement tourné vers la gestion d'activités de production. Sa responsabilité est d'établir les objectifs et les programmes de développement du secteur de l'Economie qui a son importance dans l'amélioration de la monnaie, la création d'emplois, les revenus, une fois identifiés les principaux sous-secteurs à développer, à savoir les pêches hauturières et l'aquaculture continentale et marine. Malgré l'existence d'une des plus longues façades maritimes et d'une ZEE couvrant 4,5 millions de km, le Brésil ne produit que 450 000 t de poissons marins, dont 95 pour cent sont des captures faites dans les zones côtières, sur le plateau continental. La position du Brésil ne peut être justifiée, car avec les espèces comme les thons, le pays est bien placé stratégiquement face à la présence des principales espèces de l'océan Atlantique, avec un avantage certain concernant l'économie du secteur. Tandis que les navires opérant à partir des ports brésiliens atteignent les zones de pêche en quelques heures, la flotte des pays ayant une grande tradition de pêche, doivent naviguer plus de 20 000 km pour atteindre les mêmes zones. En plus de la grande proximité des stocks et de la taille de la façade maritime comportant de nombreux ports, le Brésil est proche des trois parmi les plus grands blocs économiques et de consommation du monde. Le développement croissant et l'importance des pêches hauturières, ajoutés au niveau actuel d'exploitation des stocks de l'Atlantique, obligent le Brésil à se rapprocher d'Organisations comme la FAO et l' ICCAT, afin d'observer la Loi de la Mer, le Code de Conduite pour une Pêche responsable, et les accords sur l'Exploitation des Stocks. En ce qui concerne l'aquaculture, le Brésil jouit d'un climat très favorable, ainsi que de vastes zones propices à la mariculture, le secteur qui offre le meilleur potentiel; le secteur aquacole doit développer les élevages de crevettes, d'espèces continentales (tilapia, truite, tambaqui, surubin, pintado et pirarucu -Arapaimas gigas-), les bivalves (moules, huîtres et coquilles Saint Jacques). Ce qui est attendu est que les résultats obtenus jusqu'à présent, permettront d'augmenter entre 1998 et 2000, les niveaux de production d'environ 500 000 t, ce qui reviendra à presque doubler les productions de 1998 et qui s'élevaient à 710 703 t. RECHERCHE Le développement du secteur halieutique nécessite des études et des recherches ainsi que l'adoption de procédures et de réglementations qui puissent assurer une croissance soutenue des ressources. Le Brésil compte un nombre important d'institutions tournées vers la recherche halieutique comme les universités, les instituts de recherche et les fondations. Le 5ème Plan sectoriel sur les Ressources Marines a établi pour la période 1999-2003 les priorités suivantes:
Aquaculture Les Centres de Recherche Aquacole ont pour objectif de répondre à la demande actuelle concernant:
AIDE INTERNATIONALE Le Programme de Développement des Pêches (PNUD-FAO) mis en place entre 1967 et 1978, a réalisé d'importants travaux de recherche sur les principales espèces côtières, les engins de capture, et le marché; et Infopesca a aussi apporté ses données techniques, commerciales et scientifiques. Plus tard (de 1982 à 1987), le Brésil a bénéficié du programme d'Aide à la Pêche financé par la BID, et d'un montant de 130 millions de dollar EU pour développer trois grands secteurs: la rénovation de la flotte de pêche, la construction d'un terminal de pêche et la création des infrastructures nécessaires au développement de la pêche et de l'aquaculture (Centres de Recherche, Stations Aquacoles et navires océanographiques modernes). Depuis décembre 1998, le Brésil a mis en place un programme avec la FAO, le Programme d'Aide aux Pêches et à l'Aquaculture, qui a pour objectif de fournir l'assistance technique et méthodologique de façon à renforcer le cadre institutionnel, promouvoir le développement des pêches et de l'aquaculture, et également fournir l'information nécessaire à la planification du secteur, à la promotion des pêches, de façon à augmenter la contribution du secteur à la sécurité alimentaire, à la création d'emplois et de revenus. LIENS INTERNET www.agricultura.gov.br/dpawww.epagri.rct-sc.brwww.crustacea.hpg.com.brwww.cttmar.univali.rct-sc.brwww.ibama.gov.br/atuacao/pescaquiwww.carcinicultor.com.brwww.panoramadaaquicultura.com.brwww.pescabrasil.com.br | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||



